Chronique : Une braise sous la cendre | Sabaa Tahir

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Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l’école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t’écraserai. »

Autrefois l’Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l’empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d’écrire s’expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d’élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu’ils aiment.

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Décidément en ce moment j’enchaîne les livres coups de cœur. Aujourd’hui le livre mis à l’honneur est Une braise sous la cendre de Sabaa Tahir. Même si ce livre reste quand même assez connu, je l’ai découvert grâce à Lunabookaddict qui en parle très très très souvent. Sérieusement, je pense qu’il est impossible de résister à l’envie de le découvrir tellement elle en fait une bonne promo. Du coup, vu que question livre, je me laisse très facilement convaincre, ni une ni deux, il était entre mes mains.

« Tu n’as pas de nom. Pas d’identité. Tu es une esclave. C’est tout ce que tu es. »

Une braise sous la cendre c’est avant tout une dystopie classique : on trouve une élite souveraine, les Martiaux, qui ont totalement dominé les Erudits. Personnellement, je suis une grande fan des univers dystopique, j’en ai lu en pagaille mais là, je dois vous avouer qu’il s’agit de l’une des dystopies les plus sombres que j’ai lu.

« Le devoir avant tout, jusqu’à la mort. »

La Commandante est un personnage terrifiant et j’avais la chair de poule dès lors qu’elle apparaissait dans les pages. Elle n’a aucun sentiment et traite les gens autour d’elle, que ce soit les Erudits ou même les Martiaux, son propre peuple, de manière totalement cruelle et encore « cruelle » n’est pas un mot assez fort pour décrire son attitude. A Blackcliff règne en permanence des châtiments corporels, elle fait arracher des yeux, puni les coupables mais également toutes les personnes susceptibles d’être proche d’eux, elle fouette ses servantes si elles apportent le thé avec une seconde de retard et même son propre fils n’échappe pas à la violence de la Commandante.

« Laia. Tu es pleine de vie, de noirceur, de force et d’esprit. Tu fais partie de nos rêves. Tu brûleras, car tu es une braise sous la cendre. C’est ton destin. Être une espionne de la Résistance, ce n’est qu’une infime partie de toi. Ce n’est rien. »

Laia va alors débarquer à Blackcliff qui est l’école de formation des Masks, armée dirigée par la Commandante, afin d’espionner cette-dernière. J’ai énormément apprécié le personnage de Laia qui est une fille au départ normale puis sa vie change du jour au lendemain et elle perd sa famille entière. On est loin du personnage classique qui devient immédiatement une héroïne et qui affronte son destin sans peur. Ici Laia se sacrifie pour sauver son frère, mais elle ne sait pas se battre et elle est complètement terrifiée et cela la rend d’autant plus réelle et attachante. Au fil des pages, on va la voir évoluer et prendre davantage de risques, malgré la constante menace de la Commandante qui n’hésitera pas à la punir pas mal de fois.

« Mais il y a tant de choses qu’elle ignore. Ma haine de l’Empire. Mon désir désespéré d’être libre. Nous ne sommes plus des enfants qui se font des confidences en riant. Nous ne le serons plus jamais. »

A côté de ça, on trouve Elias, le fils de la Commandante et malgré ses origines, il ne possède pas une seule once de cruauté en lui. Il est coincé parmi les Martiaux, un peuple qu’il déteste, totalement à l’opposé de ses croyances et de ses valeurs. Pour lui, les Erudits ne sont pas inférieurs et rien ne justifie leur sort. Il n’aime pas la violence et rêve de liberté. C’est là aussi un personnage que j’ai beaucoup apprécié, on ressent son mal être, il ne peut se confier à personne jusqu’au moment où il rencontre Laia. Un point que j’ai beaucoup apprécié est que leur histoire ne prend pas du tout le dessus sur l’histoire principale, c’est une partie vraiment très mineure du livre.

« Tu es une braise sous la cendre, Elias Veturius. Tu vas provoquer une étincelle et brûler, ravager et détruire. Tu ne peux pas l’empêcher »

Le rythme du livre est totalement enivrant. On commence par découvrir les personnages à un tournant de leur vie, au moment où tout dérape et puis on a la découverte d’une prophétie, des épreuves au dénouement mortel, des mouvements de la résistance, le tout enrôlé de la menace constante de la Commandante (oui je parle beaucoup d’elle mais c’est pour vous dire à quel point son personnage m’a traumatisé). On enchaîne les points de vue entre Elias et Laia, on a un rythme qui bouge en permanence et des fins de chapitres à couper le souffle, on veut toujours enchaîner et connaître la suite.

« La véritable liberté, de corps et d’âme. Voilà ce pour quoi je me bats. »

Finalement s’il y a bien un mot pour décrire ce livre c’est le mot Liberté. Tout le livre est une recherche constante d’évasion : quitter ce monde cruel, quitter la menace de la Commandante, libérer un frère prisonnier, libérer son corps et libérer son âme. C’est une lecture qui tient en haleine jusqu’au bout et une fois terminée, on veut directement enchaîner avec le tome 2.

 Edition française  Edition VO (celle en photo)
 Auteur : Sabaa Tahir
Titre : Une braise sous la cendre
Edition : PKJ
Nombre de pages : 523 pages
Prix : 18.90€
 Auteur : Sabaa Tahir
Titre : An Ember in the ashes
Edition : HarperVoyager
Nombre de pages : 450 pages
Prix : 8,86 €

Etoiles5

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

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4 commentaires sur “Chronique : Une braise sous la cendre | Sabaa Tahir

  1. ta chronique me le confirme: je dois lire ce livre au plus vite, c’est un besoin! Juste une petite question: peux-tu me dire si la VO est assez facile à comprendre? Je parle très bien anglais mais j’ai parfois du mal avec certains styles d’auteurs plus complexes…

    Merci beaucoup! 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Ce livre est une merveille, j’espère vraiment que tu en penseras la même chose !!

      Pour la VO, je n’ai pas eu de problème particulier, le style est assez simple et si tu connais tous le vocabulaire en lien avec les dystopies, les armes et le combat, ça devrait être assez facile 😀

      J'aime

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